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« Un homme de plus » de
Dominique Grandmont.

« Longjaunes son périple » de
Howard McCord.


À paraître

« que j'appellerais comme » de Karine Marcelle Arneodo avec des dessins de Pier Paolo Calzolari.

« Propos sur Dante » de Ossip Mandelstam.


Dominique Grandmont

Dominique Grandmont

ISBN : 978-2-917504-39-0
352 pages
Format : 14,5 x 21,5 cm
26 €

Dominique Grandmont

Un homme de plus

Récit

Postface
Olivier Gallon

En librairie le 4 octobre 2019
***

Il y avait plus d’étoiles que d’espace où les mettre, et la nuit disparaissait sous leur illumination.

Ce doigt brisé de la colonne pointé à la verticale faisait tournoyer l’univers entier autour de son axe,

en désignant son invisible centre où le réel et l’imaginaire ne faisaient plus qu’un.

D. G., Un homme de plus

***

Le poète, essayiste, traducteur du grec (Yannis Ritsos, Constantin Cavafis...) et du tchèque (Vladimir Holan, Jaroslav Seifert), Dominique Grandmont (né le 25 janvier 1941), nous confie ici un livre considérable de pensées et d’Histoire(s), où par la mémoire du récit se réinvente l’autobiographie, le long de 12 chapitres et un épilogue, plus particulièrement tourné vers la Grèce, pays de prédilection de son auteur qu’il nous donne à découvrir comme son « enfance impossible à partager » (Chap. X), avec toutefois, en des sauts périlleux, des points de fuite (parfois par de simples retours à la ligne) en Russie et en France. Livre d’une vie ou de vie, la vie le fondant, fondant son écriture-même en rien formaliste, dans l’enchantement de la pensée. Traces mémorielles, des années 1950 à nos jours, de voyages, d’êtres rencontrés (Ritsos et Aragon pour les plus célèbres, mais aussi d’hommes et de femmes oubliés de l’Histoire : ouvriers, guides, gens de cafés, danseurs et musiciens, poètes...), au travers desquels ce que nous sommes se trouve interrogé « puisque c’est de l’imaginaire qui entre dans un réel dont il [le narrateur] ne ressortira plus » (Chap. I), puisque aussi écrire crée un fait : « Ce n’est pas moi, la première personne. C’est le moyen le plus sûr de relier les temps et les lieux sans mélanger les dates. » (Chap. I)

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Quatrième de couverture

« Mais voici peut-être le plus troublant : la vie qui se présente est aussi celle d’un survivant, et même le survivant d’une autre vie, d’où s’articule le « plus » de « l’homme de plus » : « J’étais le survivant d’une autre vie que les Grecs m’avaient sans le savoir octroyée. J’étais devenu cet homme de plus, un homme de maintenant venu de partout. »

Il en est de la Grèce comme du hasard d’une rencontre telle qu’on y consacre la vie que d’elle nous avons reçue. Témoigner de cette rencontre, la partager, c’est aussi faire œuvre d’histoire. S’éloigner de cette région centrale vers laquelle revenir toujours comme à un fondement de notre histoire, là en Russie là en France, loin d’en repousser le fantasme puisqu’il n’en a jamais été un, ne fait qu’en confirmer l’amour et la connaissance, comme l’incessante énigme qu’elle représente, jusqu’à un territoire sans plus de limites. »

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