Fleuves et océans 1949
traduction du chinois (Taïwan)
Yann Varc’h Thorel
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Précédé de :
« Conversation dans une rizière » de Lung Yingtai,
traduit de l’anglais par Joëlle Naïm
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« Je me moque de savoir de quel champ de bataille tu es, de quelle nation tu es, à qui tu as fait allégeance, qui tu as trahi, si tu es vainqueur ou vaincu, ce qui est pour toi juste ou injuste. Oserais-je dire que toute personne piétinée, humiliée, blessée par l’époque est mon frère, est ma sœur ? »
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Vaste somme documentaire, Fleuves et océans 1949 est le fruit d’un long travail : entre le moment où son idée a germé et sa parution à l’automne 2009 vingt années se sont écoulées. S’il a pour sujet central la guerre civile chinoise qui a conduit le Kuomintang à se replier face à l’Armée communiste dans l’île de Taïwan en 1949, sa raison réside dans ce que l’homme fait au nom de la guerre, « ce monstre insatiable ».
Soixante-treize chapitres composent l’ouvrage, de tonalités et de formes variées (récits, témoignages, entretiens), eux-mêmes organisés en huit parties rendant compte chacune, avec le même souci de vérité, de vies humaines heurtées par la guerre (guerre de résistance contre l’occupant japonais, guerre civile, Guerre du Pacifique), quels que soient le statut social, le camp politique, ou la nationalité de celles et ceux qui ont eu à la subir. Affranchi des grands récits historiques officiels, ce livre interroge les mémoires personnelles enfouies, ignorées, effacées, et se trouve être d’un grand apport pour notre monde contemporain, d’autant que les témoignages qui l’émaillent proviennent de personnes qui, pour la majorité d’entre elles, nous ont quittés depuis. Ainsi, à la façon d’un documentaire de création, ce livre donne lieu en son montage à une rencontre inédite avec l’Histoire qui, pour être chinoise, n’en est pas moins mondiale. C’est aussi « une histoire que raconte une mère à son fils de dix-neuf ans » auquel la narratrice écrivaine s’adresse, et à travers lui à tout un chacun.
« Quand parut Fleuves et océans 1949 à l’automne 2009, ce fut comme si de lourdes vannes rouillées et verrouillées s’ouvraient soudain, comme si les eaux stagnantes et sombres d’une mémoire vieille de soixante ans se déversaient en bloc, redevenant soudain des eaux vives. », écrit Lung Yingtai dans son introduction.
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Née en 1952 dans l’île de Taïwan, Lung Yingtai est une figure importante de la scène littéraire, culturelle et politique. Elle a enseigné dans des universités à Taïwan, en Allemagne, aux États-Unis et à Hong Kong ; et, fait majeur, après avoir occupé le poste de directrice du Bureau culturel de la ville de Taipei (de 1999 à 2003), elle a été la première ministre de la Culture de Taïwan entre 2012 et 2014.
Elle est l’autrice d’une quarantaine d’ouvrages (essais, livres documentaires, romans), ainsi que de nombreux articles et critiques. Elle réside dans un village autochtone surplombant le Pacifique, à l’est de Taïwan.
Fleuves et océans 1949 est son premier livre à paraître en français.
(Ouvrage publié avec le soutien du Conseil régional de Bretagne et La Fondation Jan Michalski.)
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Paru en novembre 2026
| Attributs | Valeur |
|---|---|
| Format | 22,5 × 16 cm |
| 344 |
pages |
| ISBN : |
9782917504840 |
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de Robert Creeley

